10 Tips pour pas (trop) niker la planète à Noël (et des idées cadeaux)

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Les fêtes, en théorie, c’est beaucoup de générosité et de convivialité : tous les proches réunis et des cadeaux à n’en plus finir. On va pas se mentir, quand on étaient petit.e.s on adorait ça. Et puis on a grandi, les cadeaux sont devenus de moins en moins coolos et surtout, on s’est rendu compte que Noël c’était une grosse arnaque : une période maudite où l’on est sans cesse poussé.e.s à la consommation de trucs dont on a pas besoin.

Alors pour celleux qui veulent continuer à kiffer Noël tout en réduisant leurs impact écologique et en filant moins de sous-sous aux multinationales qui exploitent la misère du monde et les ressources naturelles, voici quelques tips bien trouvés pour ne pas renier ses valeurs écolos et militantes à Noël. Le tout sans passer pour la meuf ou le mec relou.e !

Les cadeaux 

Les cadeaux de Noël, grande question. Comment offrir et faire plaisir sans promouvoir la sur-consommation ?
Voici une liste non-exhaustive de bonnes idées : 

  • Les cadeaux immatériels et des moments conviviaux : un concert, un spectacle de danse, une pièce de théâtre, un cour de photos ou de cuisine, une initiation au bricolage, un pass dans un cinéma indépendant… en fonction des goûts de la personne ou justement pour lui faire découvrir de nouvelles activités ; 
  • Les cadeaux fabriqués soi-même : une suspension  ou pot en macramé, un bonnet tricoté, une belle photo encardrée, un tawashi, une lunch box ou des sacs à vrac cousus main.
Réalisation en cours d’un macramé autour d’un pot de conserve récupéré à la poubelle 
  • Les cadeaux gourmands : faits maison (truffes en chocolat, biscuits de Noël, bocaux de châtaignes ramassées dans les bois, orangettes avec les oranges bio de l’AMAP), ou même achetés sur un marché paysan ou artisanal (thé de Noël, chocolats issu du commerce équitable…). Ils ont l’avantage de ne pas encombrer une fois engloutis ! ; 
  • Les équipements pour réduire ses déchets : sac à vrac ou lunch box achetés, mais aussi cosmétiques solides (le pain de rasage approuvé par mon papa), un lombric-composteur, un livre sur le zéro déchet, des serviettes hygiéniques ou des cotons lavables ; 
Carrés réalisés en crochet (au premier plan) pouvant remplacer les éponges pour la vaisselle ou servir de carré démaquillant et « gratounette » tricotée au second plan pour remplacer les tampons verts
  • Les livres informatifs ou militants à acheter dans les librairies : sur l’écologie, la permaculture, la décroissance…   Nos suggestions :  – Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens ; Ecotopia (roman) de Ernest Callenbach ; L’Age des Low tech de Philippe Bihouix ; Ça commence par moi de Julien Vidal  ; un abonnement au magazine Socialter ; La famille Zéro Déchet Ze Guide ; Les BD hilarantes d’Insolente Veggie ; les Livres-Journaux de La relève et la Peste ;
  • Les plantes et autres graines : offrez des graines ou des bulbes pour encourager à lancer un bébé potager ou à végétaliser sa ville, ou bien une plante que vous aurez bouturé ou achetée aux Grands Voisins par exemple (l’idée c’est d’évier Truffaut et de privilégier les artisan.ne.s) ;
  • Les dons à des associations : faites un don à une association qui corresponde aux valeurs de la personne et faites-le lui savoir avec une belle carte ;
  • Les objets de seconde main : prenez vos précautions tout de même car certaines personnes peuvent mal le prendre mais offrir des objets d’occasion ou des fripes, ça peut être une bonne manière de faire des cadeaux matériels sans pousser à la consommation et de décoincer un peu les gens qui pensent que ça pue : faites le tour des Emmaüs, des friperies, du bon coin et autres pour trouver ce qu’il vous faut : un bon coup d’éponge ou un tour à la machine à laver et ça peut avoir l’air comme neuf !
Les fripes et vide-greniers, la solution écologique et économique
Aujourd’hui, nous consommons 400% de vêtements de plus qu’il y a 20 ans
(source : Documentaire The True Cost)

Le repas

Sur ce point, c’est souvent plus complexe parce que ça n’est pas de notre seul ressort. Il va peut-être falloir batailler un peu mais c’est l’occasion de sensibiliser les gens autour de la table aux enjeux de l’alimentation durable et de soutenir la production paysanne locale.

Les conseils sont un peu les mêmes que le reste de l’année mais ça fait pas de mal :

Forêt de sapins au chocolat – Dessert de Noël Végétalien 
  •  Se fournir au maximum en produits biologiques et issus de l’agriculture paysanne (c’est le moment de penser à rejoindre une AMAP et d’en chercher une proche de chez vous ou de chez vos parents) ;
  • Limiter les produits animaux sur la table de Noël : pour des recettes végétales qui en jettent, je conseille le blog de Marie Laforêt et pour rire un coup si tu es végétar/lien.ne et que tu sais que ta famille va t’enquiquiner, fais un tour sur cet article de Deliacious  !

On vous souhaite de passer un excellent Noël (pour celleux qui le fêtent) et qu’il soit le plus cohérent avec les valeurs qui vous tiennent à cœur !  

Clémentine SAINCLAIR

Crédits photos : Clémentine SAINCLAIR

[REPOST] : Entretien avec Ilytie de PAVéS !

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Nous publions à nouveau un entretien avec Ilytie, membre de PAVéS, auprès de Starting Block, l’interview originale est disponible à ce lien, juste ici !


 

Découvrir l’ECS et suivre Starting-Block, c’est aussi rencontrer les associations et les individus acteurs du réseau SENS. Aujourd’hui, on vous propose de découvrir l’association « PAVéS ».

Salut Ilytie, commençons direct l’interview pour que tu puisses aller en cours, parle-nous des activités clés de PAVéS ?

Alors, PAVéS est une association créée au moment des problèmes du CPE (émeutes étudiantes sur Paris 2005), les activités ont beaucoup évoluées depuis, car au départ on voulait suivre les évolutions de ces évènements, mais maintenant l’asso se concentre sur l’environnement et la promotion des pratiques de consommation responsable liées notamment à l’alimentation.

Nous faisons partie aussi du réseau GRAPPE qui rassemble des assos de toute la France travaillant sur la sensibilisation aux problématiques environnementales.

PAVéS est autogérée, il n’y a pas de bureau ou président, tout le monde prend des décisions à la même échelle.

Il y a trois ans nous avons créé une cafétéria à l’intérieur de Science Po Paris (7ème arrondissement) qui s’appelle CAFéS (Cafétéria autogérée de façon écologique et solidaire, tu vois ?), on l’écrit comme PAVéS (Plateforme autogérée à visée écologique et solidaire).

Nous avons créé aussi une AMAP il y a 6 ans, qui se déroule dans une cour de Science Po. Avec l’état d’urgence le producteur, notre ami Patrick, ne pouvait plus entrer à Science Po et on s’est installé temporairement au Grands Voisins (14 ème arr), mais bon maintenant on a trouvé un arrangement avec l’administration de l’école et on est de retour dans notre ancienne cour.

Les deux grands moments de l’année 2015 étaient la COP 21 pendant laquelle on a été très actifs et la semaine de l’agriculture paysanne qui a lieu tous les ans en mars (en 2016 du 12 au 18). (http://www.confederationpaysanne.fr/mobilisations.php?id=4323)

Quel est ton rôle dans PAVéS? 

Sur le papier je suis présidente de PAVéS mais en réalité je travaille au même titre que les autres membres. Nous sommes à peu près 200 personnes qui nous engageons à notre manière, il y a ceux qui travaillent dans CAFéS et ceux qui participent à l’AMAP ou à d’autres événements et chacun accorde le temps qu’il peut mais tous avec la même volonté.

Comment as-tu connu PAVéS?

Au lycée, à Grenoble, je participais à un café qui vendait aussi des produits BIO et qui travaillait sur l’alimentation responsable, quand je suis venue à Paris j’ai cherché un projet similaire, j’ai trouvé PAVéS et je me suis rendu compte qu’en plus de CAFéS, à PAVéS, il y a beaucoup d’autres activités et du coup maintenant je touche à tout !

À ton avis quel a été le moment clé pour PAVéS l’année dernière?

Il y a eu le croisement du PAWEF, de la COP21 et notre travail au GRAPPE qui a créé un élan très fort à PAVéS pour aller dans le sens de la sensibilisation d’un public plus large ou pas averti. Dans ce sens-là, un travail a commencé autour de la sensibilisation autour du suremballage et la pollution qui en découle. Nous sommes très contents de nous investir davantage là-dessus.

Et à l’avenir? Quels sont les projets clés de l’asso ?

Les projets clés portent surtout sur le renforcement du fonctionnement de CAFéS et de l’AMAP. Ce qui passe par conquérir l’espace que prennent les vieilles machines à café dans l’espace où nous sommes et le faire évoluer vers un lieu d’échange collaboratif. Pour ce faire, il y a plein de démarches à entreprendre auprès de Science Po et auprès des étudiants, du coup c’est ce qu’on voudrait faire à l’avenir.

Depuis combien de temps faites-vous partie du réseau SENS et pourquoi avez-vous adhéré?

On a adhéré il y a à peu près trois ans, et je peux surtout parler de ce que j’ai vécu cette année. Nous trouvons l’échange avec les assos du réseau très cool, notamment nous faisons partie du réseau Grappe qui est un acteur important de SENS. En plus l’adhésion nous donne l’opportunité de participer au WEF, d’ailleurs on prépare peut-être quelque chose à animer pendant celui du 2 et 3 avril 2016 !

Si tu devais convaincre une autre asso d’adhérer à SENS que dirais-tu?

La première fois que j’ai connu SENS c’était pendant le PAWEF (qui a remplacé le WEF suite aux attentats du 13/11/15) et si ce n’était pas pour cet espace, j’aurais certainement passé le pire weekend de l’année, donc je dirais aux autres assos qu’à SENS ils vont trouver beaucoup de ressources pédagogiques et des outils pour sensibiliser mais surtout une belle énergie de personnes à personnes qui donne envie de s’engager davantage !

Merci beaucoup Ilytie et à toute l’équipe de PAVéS, cette interview nous donne la pêche ! On se retrouve au WEF d’avril !

Propos recueillis auprès d’Ilytie Piroit par César, animateur du réseau SENS, et Binta, volontaire pôle animation en milieu pro de Starting Block

Conférence de PAVéS du 25.04.2018 : l'or qui mine la Guyane

Conférence : l’or qui mine la Guyane

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En 2011, les premières études liées au projet de la Montagne d’Or en Guyane sont menées, en vue de créer une nouvelle mine d’or industrielle à partir de l’exploitation des ressources données dans cette zone naturelle.

Alors que le permis d’exploitation vient d’être déposé par les entreprises minières Nordgold et Columbus gold, le collectif citoyen Or de question s’est saisi du sujet et a déposé en février dernier un recours contre ce permis. Et pour cause, de nombreuses associations et groupes environnementaux avaient dénoncé les conséquences néfastes de ce projet, malgré l’attitude de déni du gouvernement.

Le 25 avril 2018, nous avons eu le plaisir de recevoir trois intervenants lors d’une conférence organisée par PAVéS pour sensibiliser sur ce sujet et pour en apprendre davantage. Nous avons ainsi eu le plaisir d’accueillir :

  • Patrick Monier, porte-parole du collectif citoyen Or de Question, luttant contre le projet de la Montagne d’Or.
  • Françoise Grenand, anthropologue, chercheuse au CNRS, spécialiste des peuples des forêts tropicales.
  • Pierre Grenand, anthropologue, chercheur à l’IRD, a consacré sa carrière à l’étude des peuples des forêts tropicales en Guyane et au Brésil.

Voici un aperçu de ces effets destructeurs de ces exploitations.